mardi 4 novembre 2008

Si vous êtes dejà excisé, que faire ? Parlez en ?

Si tu as été excisée

Les mutilations sexuelles peuvent entraîner des complications, des douleurs au moment des règles, lors de la pratique de certains sports,…

Si tu es concernée toi-même, si ces problèmes t'obligent parfois à manquer l'école, il faut en parler à quelqu'un: l'infirmière scolaire, ton médecin de famille, la conseillère du centre de planning familial,… Ils pourront t'aider et te conseiller.

Des traitements existent pour soulager la douleur. Si une amie se confie à toi, soutiens-la dans ses démarches.
Si tu crains une excision pour toi-même ou quelqu’un de proche

Il est déjà arrivé que des petites filles soient excisées en Europe à la demande de leurs parents. Des filles qui vivent en Europe ont également été excisées lors de retour au pays pendant les grandes vacances. Elles l'ont été par surprise sans qu'on les prévienne.

Si tu as des craintes pour toi, pour ta sœur, pour ta cousine, ton amie,... n'hésite pas à chercher de l'aide et du soutien auprès de personnes qui connaissent le problème et qui pourront t'aider ou aider la jeune fille en danger. Ne reste seul(e) avec tes questions, tes doutes. Parles-en.
Allez sur le site: http://www.gams.be/site/08_contacts.htm

Elles souffrent

Elles souffrent nos soeurs, disons tous non aux MGF



Elles souffrent les filles.
Disons tous non aux MGF pour le bien de nos sœurs

dimanche 11 mai 2008

La mutilation genitale feminine

La mutilation est pratiquée sans anesthésie ; c’est un geste extrêmement douloureux. Le souvenir qu’en ont les femmes ne peut être que détestable.

Des complications immédiates et graves sont fréquentes :
Les hémorragie sont parfois importantes et peuvent entraîner la mort.
Des infections locales peuvent se compliquer d’une septicémie (c'est-à-dire d’une infection généralisée) et entraîner aussi le décès, elles peuvent se propager à l’utérus
et aux trompes et provoquer une et l’impossibilité d’avoir des enfants.
Des
infections comme le SIDA, les hépatites sont transmissibles par ces gestes.
Les troubles urinaires,
infections et rétention d’urines à cause des douleurs provoquées par la miction sont aussi fréquents.

Les cicatrices deviennent souvent fibreuses (rigides), inesthétiques, parfois boursouflées et forment des chéloïdes, elles sont douloureuses.
L’objectif de la
mutilation sexuelle étant d’enlever le plaisir sexuel, l’activité sexuelle de la femme excisée pourra s’en trouver altérée.

Chez les femmes ayant subi une
infibulation, le premier rapport sexuel est physiquement impossible : dans certaines ethnies l’époux coupe la cicatrice avec un instrument tranchant, dans d’autres, un rapport sexuel n’aboutira qu’après plusieurs essais infructueux de pénétrations forcées. Parfois, ces femmes peuvent tomber enceintes sans pénétration, le sperme étant déposé à l’entrée du vagin et pouvant remonter dans l’utérus et les trompes.

Les complications obstétricales sont évidentes quand une femme a subi une
infibulation. Au moment de l’accouchement, il faut ouvrir la cicatrice et malgré des épisiotomies supplémentaires les déchirures périnéales sont parfois graves.
Ces déchirures peuvent se compliquer de fistules et de nécroses des cloisons recto-vaginales et vésico-vaginales rendant les femmes incontinentes, c'est-à-dire qu’elles ne peuvent retenir ni leurs urines ni leurs selles. Ces jeunes femmes totalement incontinentes sont alors rejetées par leur propre famille.

De nombreuses femmes ayant subi des MGF sont sujettes aux angoisses, présentent des dépressions et certaines ne voient que l’issue de se suicider.

Lutter contre le poids des traditions

Les pratiques de MGF sont variables selon les pays, les ethnies et les générations.
Elles sont effectuées à tous les âges : du nourrisson à l’adolescente ou la jeune femme avant le mariage ou juste après le premier enfant.
La mutilation sexuelle féminine, aux dires de leurs partisans, hommes ou femmes, préserve la virginité de la femme jusqu’au mariage, contrôle sa sexualité, assure fidélité à son époux souvent polygame, et permet de consolider la domination masculine.
Malgré des campagnes d’information, prévention et sensibilisation et l’existence d’associations qui luttent contre les MGF, le poids des traditions communautaires sous prétexte de raisons religieuses, socioculturelles, rend difficile l’abolition de ces rites barbares pratiqués depuis des générations.
Il semble que les campagnes de lutte contre le SIDA pourraient diminuer la fréquence de ces pratiques.

jeudi 8 mai 2008

Invitations

Je vous invite tous et toutes à faire un tour sur le site de l'association NIETA de Ségou, de mettre quelque chose au moins dans le livre d'or.
L'adresse de l'association NIETA est www.nietaassociation.fr.gd

dimanche 4 mai 2008

IMAGES - SONS VIDEOS

Pour tout les images - sons - vidéos du symposium de Dakar

vendredi 2 mai 2008

Pour les victimes

Une technique de chirurgie réparatrice et reconstructive existe. Elle permet de reconstituer le clitoris et de réorganiser anatomiquement la vulve sans pour le moment pouvoir rendre aux zones érogènes détruites leur sensibilité.
C'est le Docteur Pierre Foldès,
urologue, qui a mis au point cette technique, inscrite à la nomenclature des actes médicaux remboursés de la Sécurité sociale française.

MGF dans le monde










En Rouge: Excision et infibulations
Rosé : Excisions
Vert: Pas de mutilations

Racines des pratiques de MGF

Les trois grandes racines invoquées par les peuples qui suivent les traditions de mutilations génitales féminines sont d'ordres coutumiers, religieux et sociologiques.

La coutume:

Dans les sociétés rurales à faible niveau d'instruction scolaire (et chez les migrants issus de ces populations), la coutume est le plus couramment invoquée : « Cela s'est toujours fait, ma mère, ma grand-mère l'ont fait, donc mes enfants seront excisées ».

La religion :

L'excision et l'infibulation sont pratiquées par des animistes, des catholiques, des coptes, des juifs, des musulmans, des protestants, dans les pays concernés.
Nombreux sont ceux qui mettent en avant une prescription religieuse de ces pratiques. Il n'en existe toutefois aucune dans la réalité des choses, et les pratiques mutilatoires ont précédé l’apparition des religions du Livre. Chez les musulmans notamment, l'excision est souvent pratiquée dans la croyance sincère, mais erronée, qu'elle était réclamée par le culte
islamique. Cependant, le Coran ne mentionne absolument pas l'excision.

Raisons d’ordre sociologique :

Même quand ils savent que l'excision n’est pas recommandée par le Coran, il est fréquent que les africains musulmans pratiquant ces traditions invoquent les « valeurs coraniques », tel la virginité des jeunes filles et la chasteté des épouses, au nom de l'honneur de la famille et de l'honneur du mari, les mutilations génitales faisant office de barrières au désir sexuel des femmes, et donc à toute tentation d'expériences sexuelles prénuptiales ou de relations adultérines.

Conséquences physiques, sexuelles et psychologiques

Une étude de l'OMS sur les mutilations génitales féminines, effectuée en 1998, donne des détails sur les conséquences physiques, psychologiques et sexuelles chez les femmes et les filles qui les subissent.
Les conséquences physiques répertoriées par l'
OMS sont les suivantes : décès, hémorragies, chocs, lésions des organes voisins, infections, douleurs aiguës, absence de cicatrisation, formations d'abcès, dermoïdes, kystes, chéloïdes, neuromes de cicatrice, dyspareunie, VIH/SIDA, hépatite B et autres maladies transmises par le sang, pseudo-infibulation, infection des voies génitales, dysménorrhées, rétention urinaire, infection des voies urinaires, obstruction chronique des voies urinaires, incontinence urinaire, sténose de l'ouverture artificielle du vagin, complications plus fréquentes lors du travail et de l'accouchement [10].
Les conséquences sexuelles sont évidemment nombreuses, la principale résidant dans le fait que le
gland clitoridien est la partie la plus sensible des organes génitaux externes de la femme. On y retrouve des corpuscules tactiles spécifiques, dits de la volupté. Ils n’existent nulle part ailleurs, et la blessure ou l'ablation partielle ou totale du clitoris entraînent inévitablement une altération de la sensibilité sexuelle : l'autosexualité est rendue impossible car douloureuse.
Quant aux complications psychologiques, elles naissent non seulement de la douleur endurée par les femmes concernées, mais aussi des conséquences calamiteuses fréquentes telles que l'
incontinence urinaire et fécale. En pareil cas, la jeune femme ne peut plus retenir ni ses urines ni ses selles, qu’elle perd en permanence. De ce fait, elle est progressivement mise à l’écart par sa famille et par son village. Les tentatives de suicide sont alors fréquentes. De nombreux auteurs rapportent des complications psychiatriques, des angoisses, et notamment des dépressions.

jeudi 1 mai 2008

Moyens de lutte

Au Mali:
Je rapelle encore qu'au Mali il n'y a pas de loi contre l'excision.

Au Burkina Faso:
le gouvernement utilise simultanément ses moyens d’information, de sensibilisation et la condamnation judiciaire pour lutter contre ces pratiques.

Au Senegal:

c'est également par l'organisation de cérémonies de déclaration publique concernant l’abandon des mutilations génitales féminines au niveau de chaque village que la lutte s'organise. Ainsi, selon des documents de l’ONG TOSTAN, 1 679 communautés sénégalaises ont abandonné l’excision, soit près de 33% des 5 000 qui la pratiquaient en 1997.

l'excision et la loi

Je rappelle encore qu'au Mali, il n'y a pas de loi contre l'excision.

L'excision est illégale dans la plupart des pays du monde. La plupart des pays démocratiques interdisent formellement l’excision au nom du respect des Droits de l'homme, du respect de la personne humaine et de la protection de l’enfance. Ainsi, un peu partout en Europe, des coupables d’excision sont régulièrement envoyés en prison par les tribunaux.

Raisons des MGF

Les opposants à l’excision en appellent au respect de l'être humain. En effet, l'excision est une atteinte à l’intégrité physique et morale de la victime de cette pratique. La plupart des opposants sont particulièrement sensibles.
85 % des femmes de 15 à 49 ans sont excisées.
Parmi les raisons de cette pratique nous avons:
  • Matrise de soi
  • Religieux et purification
  • Conformisme social
  • Reduire la sensibilité
  • Culturelle et initiatique.

Consequences imediate de l'excision


La vulve est une région du corps très vascularisée et très innervée, particulièrement au niveau du clitoris.La section du clitoris et des petites lèvres entraîne une douleur très intense, intolérable, accompagnée de peur, d’angoisse et parfois d’un grave état de choc.Un saignement éventuellement hémorragique peut entraîner la mort.L’émission d’urines sur la plaie occasionne des brûlures et parfois une rétention d’urines réflexe.


Qui pratique les MGF ?

Ce sont le plus souvent des femmes âgées qui pratiquent les mutilations génitales féminines.Elles n’ont d’autre savoir que celui transmis par leurs mères et utilisent pour l’intervention des instruments aussi divers que des couteaux, des lames de rasoir, des morceaux de verre...Pour favoriser la cicatrisation, elles appliquent sur la blessure des compositions à base d’herbes, de terre, de cendre, de bouse de vache...Dans les pays occidentaux, les parents se cotisaient pour faire venir d’Afrique l’exciseuse.En France, les poursuites engagées à l’encontre des " exciseuses " ont rendu l’intervention plus onéreuse et les fillettes sont de plus en plus souvent mutilées en Afrique, à l’occasion d’un séjour de vacances.

A quel age les MGF sont-ils pratiqués ?

Les mutilations génitales féminines sont effectuées à tout âge : à la naissance, pendant la petite enfance, à l’adolescence, juste avant le mariage ou après la naissance du premier enfant. Cela dépend de l’ethnie considérée et varie pour une même ethnie d’une génération à une autre.Des facteurs extérieurs peuvent influencer les décisions prises pour l’intervention.Ainsi en France peut-on craindre parfois que l’interdit légal mal compris ne fasse que retarder le moment de la mutilation.

L'OMS et l'excision

Pour l'OMS, l'excision est une pratique traditionnelle qui peut avoir de graves conséquences sur la santé. C'est pourquoi elle s'efforce de la combattre dans le cadre de ses programmes de santé maternelle et infantile. C'est pourquoi lors d'un séminaire tenu à Khartoum en 1979 sur les pratiques traditionnelles qui affectent la santé des femmes, elle a affirmé que les gouvernements devraient adopter des politiques nationales précises en vue de l'abolition de la circoncision féminine et intensifier les programmes d'éducation pour informer le public des risques que comporte cette pratique. Les organisations féminines sont invitées en particulier à prendre part à ces actions car si les femmes elles-mêmes ne prennent pas conscience du problème et n'interviennent pas, il est peu probable que l'on obtienne des résultats. Les femmes qui vivent dans les régions où est encore pratiquée la circoncision féminine sont en outre confrontées à la maladie et à la malnutrition, au manque d'eau propre, aux risques parfois mortels de l'enfantement, à un travail excessif, etc, et cela dans des conditions sociales et économiques extrêmement défavorables. Des enquêtes conduites avec l'aide de l'OMS ont montré que les pressions culturelles et traditionnelles perdurent. C'est pourquoi ces programmes sont envisagés dans ce contexte et conçus pour une approche sensible des besoins et des problèmes de la femme.

Que se passe t-il apres l'excision ?

Après l'excision, les tissus de la vulve forment une cicatrice dure et fibreuse dans laquelle se développent parfois des chéloïdes et des kystes demoïdes. Les formations chéloïdes sont courantes quand il y a infection après l'opération, A l'état normal, la peau de la vulve et du vagin est lisse et élastique , elle s'étire facilement pendant l'accouchement pour laisser passer le bébé. Mais l'on constate souvent que l'excision rend les tissus de cette zone épais et durs, ce qui peut être à l'origine des problèmes obstétricaux pendant l'accouchement. Parfois, il s'avère nécessaire de pratiquer d'abord une épisiotomie ou une incision des cicatrices de l'excision. Car, si les épais tissus cicatriciels de l'excision n'ont pas été incisés, la tête du bébé s'arrête dans le canal vaginal pendant la deuxième phase du travail. Le bébé est alors oxygéné, et si cela dure trop longtemps, il naîtra avec des dommages cérebraux ou même mourra.

Image Excision



Qu'est ce que l'excision ?

Une excision est, dans son sens le plus général, l'ablation d'un petit morceau de tissu biologique. Cependant le terme excision est beaucoup plus communément utilisé pour désigner spécifiquement l'excision clitoridienne.
L'excision clitoridienne est une
mutilation génitale féminine (MGF) impliquant l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris (clitoridectomie) et de son capuchon, parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Cette mutilation est illégale dans la plupart des pays du monde[1]; de nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. L'excision présente plusieurs variantes qui diffèrent par l’étendue de l’ablation et des pratiques annexes.

MGF en général

La mutilation génitale féminine (MGF) désigne toutes interventions pratiquées sur les organes génitaux externes féminins. Elle est une tradition ancienne surtout en moyen orient et en Afrique. La MGF est pratiquée pour plusieurs raisons parfois erronées. La MGF est pratiquée à un âge variable d'une région à l'autre. L'opération est pratiquée en moyen d'instruments grossiers et sans anesthésie. Les MGF sont regroupées en quatre types de gravité croissante. La défibulation est naturelle par les maris dans la majorité des cas, parfois instrumentale traditionnelle cause de traumatisme supplémentaire. Les conséquences des MGF sont variables, elles sont parfois graves parfois mortelles par choc hémorragique. L'infection est une complication classique de la MGF. L'impact psychologique de la MGF est très important. La MFG contribue à majorer la mortalité et la morbidité de la mère et de l'enfant. La MGF est une violation des droits des femmes, elle se transmet de génération en génération. Une prise de conscience de l'ampleur et de la gravité de ces pratiques traditionnelles est obligatoire. Il faut un changement d'attitude par l'éducation et l'information.

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